Des grands Apéros dans les grandes villes: pourquoi et pour qui?

Ce soir (21/08/2015) aura lieu l’événement « Apéros Urbains » organisé pour la troisième fois sur la Place Wiener en dix années d’existence. Toutefois, cet événement qui prend place chaque semaine dans un lieu différent de notre capitale n’est pas endémique à notre ville… décryptage. 

Capture d’écran 2015-08-21 à 10.41.17

J’ai participé à mon premier événement de ce type en 2009, à mon retour des Etats-Unis. A l’époque on « y allait » entre amis. Je mets des guillemets à « y aller » parce qu’on n’avait pas beaucoup de sous, alors on achetait à boire hors des apéros urbains et on buvait avant, à côté, ou dedans de manière discrète. Faut dire qu’à 5€ la bière, on était loin des prix des soirées étudiantes. 

Mais j’ai véritablement commencé à me rendre compte de l’ampleur du phénomène, lors de mon voyage en Espagne. C’est là qu’on m’a invité à mon premier « Botellón ». Grâce au bouche à oreille on se retrouvait à une cinquantaine sur une des place de Valence pour boire un coup et manger un bout. Sur Facebook, il y en avait de plus gros, plus organisés. Près de l’université par exemple, des milliers de personnes se réunissaient avec à boire mais aussi avec leurs bagnoles, la musique à fond, … Enfin quand la police ne venait pas virer tout le monde. Apparement, ça existe aussi en France, ils appellent ça des « apéros géants ». D’aucuns diront que chez nous « au moins c’est organisé », et « correctement géré »… Mais sommes-nous obligés de subir les grilles qui bloquent la vue, les sponsors placardés un peu partout, l’alcool très (trop) cher, et la musique monotone et mono-genre ou pourrait-on améliorer le concept?  

Evidement, je comprends bien l’objectif de ce genre d’événements dans nos vies citadines, numérisées, fragmentées, et toujours plus solitaires: (re-)créer du lien social. D’ailleurs, selon le site de l’organisation elle-même, le but des apéros est de rapprocher les habitants, permettre les rencontres et se ré-approprier l’espace urbain:  

Les Apéros Urbains, c’est se sentir concerné par un lieu magique dans sa ville, renforcer les liens de proximité avec sa commune, développer un sentiment d’appartenance à un même moment privilégié. Imaginez-vous un instant, bercé par les rayons solaires d’un début de soirée d’été, sirotant un apéro entre amis sur un des plus beaux points de vue de Bruxelles. Les Apéros Urbains sont aussi une façon de redécouvrir Bruxelles, ses beaux parcs, ses statues d’illustres personnages et son petit côté village.

Sauf que les apéros ne permettent pas de renforcer les liens avec tout le monde, puisque tout le monde ne peut pas se permettre d’y aller, j’ai l’impression qu’ils ne sont ni réellement gratuits, ni réellement ouverts à tous, même si je peux me tromper. Apparement il existerait des alternatives plus conviviales, comme les « apéros du parc » à Josaphat. Et puis soyons honnêtes, nous sommes chanceux dans le 1170, nous avons quand même beaucoup d’autres opportunités de se rencontrer. Alors voilà, je sais que ce n’est pas drôle de dire ça le jour des « apéros », surtout qu’on a quand même envie d’y aller. Néanmoins, on peut quand même penser un peu, et qui sait, améliorer les choses. Si quelqu’un veut organiser un autre apéro, j’amènerai une de mes « bière maison » et des chips!

Victor  

11036074_832116756825242_1267546699035289779_o

Print Friendly, PDF & Email
Pour partager cet article:
Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Email this to someone
email
Print this page
Print

Leave a Reply