L’HippoDroh!me, une histoire de 141 ans.

C’était au temps où Bruxelles Brussellait, c’était au temps du cinéma muet… On voit encore souvent sur Internet et dans les magasins des vieilles photos et cartes postales en noir et blanc de Bruxelles. On y voit des messieurs en costume, des madames avec des grands chapeaux, des calèches, parfois les premières voitures. On y voit aussi souvent des bâtiments bordés de gradins art-déco devant d’étranges pistes ovales : des hippodromes. Plus aucun hippodrome n’est aujourd’hui en activité à Bruxelles. Enfin… Cela dépend de ce que l’on entend par activité. L’hippodrome de Boitsfort est en effet en cours de rénovation.


Un hippodrome parmi tant d’autres (1875 – )

Les plus jeunes ne le réalisent peut-être pas mais il fût un temps où les courses hippiques étaient très populaires. Avant de disparaître lentement de nos journaux et de nos écrans de télévision, beaucoup de gens parlaient de courses de chevaux et pariaient pour gagner (mais plus souvent perdre) de l’argent. On connaît l’hippodrome de Boitsfort, mais près de chez nous il y avait également l’hippodrome de Groenendael par exemple. N’oublions pas d’autres exemples connus comme l’hippodrome de Vincennes à Paris. Ce traditionnel champ de course a connu un réel succès jusqu’à la première guerre mondiale et a commencé à pâlir durant l’entre deux guerres pour finir par tomber dans l’oubli après la seconde guerre mondiale.

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Un hippodrome bien différent des autres

L’hippodrome possédait quelques particularités. Ainsi il s’appelait l’hippodrome de Boitsfort mais n’avait à Boitsfort que l’entrée. En effet, 98 % de sa surface se situe sur les communes d’Uccle et de Bruxelles Ville. (C’est une des raisons indirectes qui fait que le terrain de l’hippodrome dépend de la région et non de la commune de Watermael-Boitsfort, ce qui explique qu’elle n’a rien à dire sur ce qui s’y fait actuellement).

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En piste !

La piste de l’hippodrome fait 17 mètres de large pour 1,9 kilomètre de long; elle est sans doute la partie la plus connue des promeneurs. Le site est composé de divers bâtiments dont certains classés comme le bâtiment de pesage, les tribunes ou le préau.

A l’époque, le bâtiment du pesage ne servait pas aux chevaux mais aux … jockeys. Pesés avant la course, il ne pouvaient pas passer en dessous d’un poids limite afin de pouvoir concourir. Pendant la pesée des jockeys, les chevaux paradaient devant les parieurs (sous un préau situé le long de la chaussée de la Hulpe), lesquels se faisaient une idée du cheval gagnant et allaient miser. Ils s’installaient ensuite dans la petite tribune (sorte de VIP), la grande tribune et les moins fortunés dans l’anneau formé par la piste.

Venait ensuite le moment de la course, les cris de la foule, les chevaux piétinant le sol sablonneux, les commentateurs hurlant depuis la tour d’observation, la sueur coulant le long des favoris des jockeys et puis la ligne d’arrivée, synonyme de cris de joies ou de larmes.

 


Et aujourd’hui ?

Ce magnifique site est désormais repris par la société VO Communication. Un grand projet va voir le jour et nous vous en parlerons dans un prochain article. La direction de ce projet a accepté de se prêter au jeu et de nous rencontrer dans les semaines à venir et nous voulons poser les questions que VOUS vous posez. C’est pourquoi nous ouvrons la plateforme suivante afin de poser vos questions, de manière anonyme ou pas. Nous les poserons pour vous et publierons les réponses dans un prochain article ! 

Lien vers le questionnaire: 
Merci d’avoir posé vos questions. La suite très bientôt ! 

Let the race begin ! Raph


Et merci à Catherine pour les photos envoyées. 


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